Le chant du tambour

Une fiction sur les Amérindiens 


Un récit initiatique dans le Nord canadien
 
Tambour-Amérindiens-Métis-mission-quête-Canada-jpeg


Résumé  

Alors que sévit la Grande Guerre en Europe, un jeune Algonquin de treize ans doit entreprendre sa quête de vision. Cependant son père, homme-médecine, a d’autres projets. Il l’envoie en mission pour interpeller ceux qui menacent son peuple et pour que s’accomplissent les prophéties. Il doit pour cela faire un tambour, c’est en le battant qu’il trouvera sa destination. Commence alors un voyage initiatique et périlleux dans les couleurs des quatre points cardinaux, le jaune, le rouge, le noir et le blanc, avec comme guide le chant du tambour. 


Contenu:

Ce roman d’initiation relate le voyage d'un jeune garçon qui accomplit une mission, celle d'aller battre le tambour avec des gens à la fois proches et lointains, qu'ensemble ils puissent interpeller les autres, les Blancs, qui menacent l'équilibre des Premières Nations, afin de les faire rentrer dans la roue de guérison, pour que s'accomplissent les prophéties. Il prend pour cela la route des couleurs des habitants de la terre, qui n'est pas exempte d'épreuves. Il y rencontre son esprit protecteur et sa destinée d'homme médecine. Le chant du tambour parle de la culture et de la spiritualité des Amérindiens, basées sur le respect. Ce roman s'adresse à des jeunes comme des adultes. Il parle de cultures et spiritualités que je ne connais pas vraiment, mais dont je me sens proche par le cœur, d'autant que l'histoire se déroule dans le pays de ma compagne et donc aussi de mes enfants. J'ai écrit ce roman en observant un tambour amérindien, sur lequel étaient représenté la tortue, l'aigle, l'ours et le bison, les quatre animaux associés à une couleur spécifique, que l'on retrouve dans quatre parties de cet écrit. Je me suis remémoré les nombreuses lectures sur l'histoire des peuples natifs de Sibérie et des Amériques, l'imagination a fait le reste. Ce roman est un hymne au respect, à ceux qui soignent la terre et ses habitants, il se place subjectivement du point de vue des Premières Nations.



Mashteuiatsh Inus-pow wow-Réserve-Québec-jpeg

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/fiction/204-le-chant-du-tambour.html

En librairie physique ou en ligne

 

Promotion 

On en parle


Articles

 

dans l'hebdomadaire numérique Horizon.
    
Voyage initiatique au pays des Algonquins et de la spiritualité amérindienne
Le roman de Jean-Luc Brémond, publié par une maison d’édition alternative, est une ode bouleversante à la culture et à la spiritualité des premiers habitants de l’Amérique du Nord.
Achachak, un jeune algonquin, quitte sa tribu et sa fiancée pour se lancer à la recherche de sa vision, rituel initiatique de passage vers l’âge adulte. Mais son père, homme-médecine, espère surtout qu’il entrera en relation avec les Blancs pour les dissuader de mettre en péril l’avenir de son peuple. Au cours de son long périple à travers le continent américain, Achachak effectue de nombreuses découvertes. Sa confrontation avec le monde des Blancs est
violente. Mais, avec l’aide de deux musiciens tibétains, il retrouve la veine prophétique de son peuple et la capacité à transmettre l’espoir et la dignité, grâce au chant du tambour.
Ce roman de Jean-Luc Brémond nous plonge au cœur de la culture et de la spiritualité des Amérindiens. L’écriture subtile et poétique de l’auteur nous éveille à la vision du monde que partageaient les premiers habitants du continent américain, avant d’être submergés par l’invasion européenne. Un récit pétri d’humanisme et de respect envers la nature.
Jean-François Courtille

Chroniques:

 

Coup de cœur 
http://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2018/10/le-chant-des-tambours-jean-luc-bremond-5-sens-editions-par-cathy-le-gall.html

http://www.bla-bla-blog.com/archive/2018/10/03/rencontre-avec-un-alter-artiste.html

Très beau voyage 
https://litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com/2018/10/22/le-chant-du-tambour-jean-luc-bremond-2017/ 

http://www.christiefo.com/2018/12/27/le-chant-du-tambour-sp/



https://www.instagram.com/p/B1tHQ0AIIqs/
  

Page Facebook 

voici le lien:
https://www.facebook.com/jlbecrit/?modal=admin_todo_tour


Extraits

 

Voici deux citations.


La première:

 

Absorbé par son ouvrage, Achack ne s’était pas rendu compte que le ciel s’était obscurci pour faire place à la nuit, seules les flammes éclairaient encore ses mains expertes. L’obscurité ne l’empêcha pas de constater son travail mal fait, une lune gibbeuse plus qu’un cercle parfait. Il fut déçu, toutefois la peau cacherait les défauts. Épuisé, l’artiste convoita la viande boucanée. Non, il ne pouvait pas manger, pas avant d’avoir eu sa vision ! Il s’allongea sur la terre, se recouvra de sa peau d’orignal et s’endormit comme une masse. Un tambour, un cercle luminescent, veillait dans le ciel étoilé. La pleine lune, la mère qui accouchait. Une mailloche, une traînée étincelante, sortit de son sein. Le rayon du soleil qui l’avait fécondée, le père qui avait semé. Le maillet frappa l’instrument, la pulsation d’un cœur, Lune et Soleil ne firent plus qu’un, un couple aimant.  À deux ils formèrent un disque, un calice de fleur, le rond des wigwams et des nids, le cercle de paroles des Algonquins, le cycle de la vie. La Lune et le Soleil donnèrent naissance à la Terre. Les étoiles dansèrent en ronde autour du petit, un tambourin, une future mère. Les pieds des hommes-médecines, chasseurs, guerriers et femmes martelèrent la terre, autant de rayons qui ensemencèrent la mère, qui firent battre son cœur. Alors des couples s’unirent, les mères procréèrent à leur tour et la terre grossit. Dans le ciel, la pleine lune chanta l’amour, elle chanta le respect, c’était le chant du tambour. 
Achack se redressa. Au cœur de la forêt hurlaient les loups. Les étoiles scintillaient sur la voûte profonde. Grosse et fluorescente, la lune brillait au-dessus du foyer éteint, sans braises et sans fumée. Les astres étaient tels qu’il les avait laissés. Avaient-ils tourné un cycle complet pendant qu’il dormait, un repos de plus d’une journée ? Il étira les bras et chercha à se lever, mais son corps refusa de bouger, figé sur sa peau, ankylosé, vanné et affamé. Il était trop tôt pour s’activer, il ne lui restait plus qu’à se recoucher. Allongé sur le dos, Achack regardait le ciel où tournaient les planètes, à l’exception de l’étoile du nord qui restait fixe pour orienter son peuple. L’image d’Alsoomse hantait son esprit. Il se remémora son rêve, celui du tambour qui chantait la lune, la terre et la féminité. Il ne sut plus quoi penser. L’objet était presque prêt alors que son voyage n’avait pas encore commencé, il rêvait sans arrêt sans qu’aucun animal ne vienne habiter ses visions. Lui fallait-il jeûner plus longtemps ? Le désespoir gagna le garçon. La percussion inachevée l’éloignait de ses responsabilités dans son clan, celui de son rêve lui faisait espérer l’union et la paternité. Dans son songe, l’instrument chantait l’amour, alors il le battrait nuit et jour jusqu’à ce qu’il le conduise à celle qu’en tant qu’homme il devra aimer. Fermant les yeux, il se ren- dormit avec cette agréable et satisfaisante pensée.






Exposition universelle 1915-San francisco-colonialisme-jpeg

La deuxième:

Debout derrière de longues tables, ajustant méticuleusement leurs carnets et leurs stylos, des fonctionnaires en tailleur ou en costume trois-pièces attendaient que la queue fût constituée. Achachak se retrouvait séparé de ses amis. Abooksigun avait réussi à se faufiler habilement à ses côtés, rassurant ainsi son protégé. Très vite, les captifs furent pressés d’avancer un à un pour décliner nom et origine. Le personnel cochait la case où étaient inscrits leurs
patronymes et les inscrivaient sur le registre correspondant à leur race. Ainsi Achachak et Abooksigun se retrouvèrent-ils poussés vers le groupe des Natifs américains qu’ils venaient de quitter tantôt. Ils rirent de la bêtise des Blancs qui séparaient ce qui était naturellement uni pour le
reconstituer aussitôt, selon leur bon vouloir et pour le seul plaisir de dominer.
Sitôt les formalités accomplies, on conduisit les différents groupes au milieu du parc où se dressaient des enclos. Des tipis de peaux, un énorme totem en bois peint, de faux bisons, un espace restreint entouré de grillages, sans toit pour s’abriter, c’était le coin des Indiens. En face, de l’autre côté de l’allée, des cases, palmiers, pirogues, l’espace des Africains. Les Indigènes pénétrèrent leur corral, têtes basses, épaules affaissées, en traînant des pieds, ils retrouvaient l’humiliation de l’asservissement que leur prison dorée leur avait fait oublier. Au loin, chaque troupeau était parqué, claustré, compacté. Les espèces ne devaient pas se mélanger afin de préserver la pureté de leur lignée, elles ne devaient pas se toucher de peur qu’elles ne se rebellent. Ceux qui avaient eu la malchance de naître d’une autre cou- leur que le blanc, furent révoltés face à tant d’inhumanité.
Encore abasourdis par ce qu’ils venaient de subir, Achachak et ses amis observèrent l’activité des travailleurs dans les allées qui séparaient les enclos. Des ouvriers en salopette, coiffés d’une casquette, montaient les stands pour les forains. Des inspecteurs, col amidonné, chapeau haut de forme, déambulaient le long des enclos, les mains dans le dos, le regard hautain. Des journalistes remplissaient leur calepin en quête d’informations pour leurs quotidiens. Une telle organisation, une telle effervescence, il n’y avait pas de doute, il se préparait un grand événement et les Autochtones en étaient la principale attraction.

Tambour-pipe-bâton de parole-jpeg



Liens 

Pour en savoir plus sur les Nations amérindiennes du Canada et l'exposition internationale de 1915 


https://www.authentikcanada.com/les-amerindiens

http://www.peuplesamerindiens.com/pages/amerindiens-du-canada/les-algonquins.html
https://achac.com/zoos-humains/une-organisation-du-monde-le-temps-des-expositions-universelles-de-londres-1851-a-san-francisco-1915/
http://amerindien.e-monsite.com/pages/les-amerindiens-et-les-animaux.html 

 






Imprimer cette page

Commentaires