La révolution du klezmer

La révolution du klezmer est un roman d’apprentissage qui parle de
la transformation d'un musicien, le retour sur lui-même en trois
mouvements : la prise de conscience de son identité, le combat pour
sa dignité et la reconnaissance de son unicité. Le musicien accomplit
sa révolution dans un contexte nationaliste et xénophobe, il forme un
grand cercle en chantant l'humour, en jouant l'amour, en dansant la
vie. Ce roman parle de voyage dans un pays que j'ai eu l'occasion de
visiter, de musique que j'aime écouter, jouer et danser, de cultures
pour lesquelles j'ai du respect. Le nationalisme naît quand l'identité
est malade. Ce roman raconte l'histoire d'un homme qui retrouve
l'estime de soi en s'acceptant tel qu'il est, en reconnaissant ses erreurs,
en choisissant la voie de la créativité, afin de ne pas sombrer dans
l'intégrisme et le fanatisme. Il est écrit au présent, car la créativité
s’exprime dans le moment présent. Chaque début de chapitre est un
descriptif imagé des pas de danses klezmers, avec les chants égrenés
le long du récit, ils constituent une partie du patrimoine
principalement yiddish. Il ne reste plus qu’à écouter la musique qui
se glisse sous les pieds et qui danse par la voix.

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/home/203-la-revolution-du-klezmer.html 
Chroniques : https://booknode.com/la_revolution_du_klezmer_02619304/comments/18315494
                   http://lesmilleetunlivreslm.over-blog.com/2018/10/la-revolution-du-klezmer-jean-luc-bremond-editions-5-sens-par-cathy-le-gall.html
                   http://www.bla-bla-blog.com/archive/2018/10/03/rencontre-avec-un-alter-artiste.html

Résumé
Elijah est un klezmer, c’est-à-dire un musicien ashkénaze. Il vit en Transylvanie Roumaine, il a
vingt-cinq ans en cette année mille neuf cent vingt-cinq. C’est lors d’une de ses prestations qu’il
commence une révolution en trois étapes, qui opéreront sa transformation. Il prend d’abord
conscience du milieu juif auquel il appartient, du racisme et du nationalisme qui enveniment son
pays. Puis il se rebelle, revendiquant le droit d’exister, libre de tous préjugés. Alors qu’il se retrouve
sans violon, Elijah subit le plus radical des changements : il devient son propre instrument, un
klezmer qui fait de la musique avec le chant. Mais la révolution est aussi un cercle, Elijah doit
revenir dans le village où tout a commencé.

Page FaceBook https://www.facebook.com/jeanlucmarieandree/

Citation:
Elijah prend sa flûte. Il connaît le répertoire de ces gens,
appris lors de ses prestations avec ses amis. Il était quelque-fois le seul klezmer dans un ensemble tzigane, le plus souvent c’était l’inverse, mais là il se sent d’improviser dans la nuit chaude et étoilée. Évidemment il serait plus aisé pour lui d’avoir un violon, il pourrait même emprunter celui d’Istvan, mais il ne tient pas à lui faire de l’ombre. Elijah joue un air csángó, il ne s’aperçoit pas qu’il est désormais le seul à jouer, tant il est absorbé. Puis il poursuit par une mélodie ashkénaze. Il est très vite rejoint par son jeune compagnon. Une joute est lancée, klezmer contre tzigane. Mais les équipes sont inégales, le duo est très vite écrasé par les chants. Elijah abandonne, mais pas son acolyte. Le klezmer écoute les mots qu’il ne comprend pas, il s’imprègne de la joie arrogante venue de l’orient. Lui vient à l’esprit la remarque du jeune orphelin lors de leur rencontre, à propos de sa tristesse. Pourquoi donc les klezmers apportent-ils tant de joie à leurs auditeurs, pourtant plus enclins qu’eux à tourner en humour leurs malheurs, alors qu’ils dégagent eux-mêmes tant de sérieux ? Peut-être justement parce qu’ils ne vivent pas en clan, qu’ils sont seuls et sans tribu. Son voisin, un homme d’une quarantaine d’années, lui tend une écuelle garnie de viande et de haricots.
« Tu joues de la flûte comme si tout ton corps ne demandait qu’à rire et, pourtant, tu te retiens de pleurer ; alors laisse tes larmes sortir avec tes notes inspirées et ton rire rejoindre nos chants de liberté."
Elijah reste bouche bée, l’homme aurait-il lu dans ses pensées ?
« Que le deuil noir mange ma mère si je mens, tu es un sacré bon musicien l’ami ! Comment te nommes-tu ?
– Elijah.
– Szabolcs, je suis l’un des fils de celui qu’on a enterré aujourd’hui, dit l’homme en se signant, je n’ai jamais
entendu tant de sons sortir d’un si petit instrument. Tu as dû sacrément t’entraîner.
– C’est mon métier, je suis klezmer.

À commander en librairie ou à  https://catalogue.5senseditions.ch/fr/home/203-la-revolution-du-klezmer.html 
https://catalogue.5senseditions.ch/fr/fiction/156-la-revolution-du-klezmer.html

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