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Deux romans sortiront dans les prochains mois. À suivre...

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Les romans :
Le choix de Firuze
Au Moyen Âge, entre la Mésopotamie et l’Iran, deux jeunes gens se rencontrent au sein d’une caravane, alors perturbée par un méditant soufi obstruant le passage. Pour se marier, ils omettent de dévoiler leur appartenance à chacun des deux courantsqui divisent l’Islam ; mais le secret est découvert. Afin de ne pas répudier Firuze, comme l’exigent les oncles de son épouse, Alim est contraint de fuir avec elle. La dignité de femme libre exige des sacrifices. Commence un chassé-croisé teinté d’attente et de malheur.
Un pays, une communauté
Laurent, le douzième d’une famille pauvre de marins bretons, rebelle à son éducation et extrêmement inhibé, aspire à vivre en communauté. Dans ce pays, il traverse les saisons de l’introspection, du dévouement, de la créativité, des actions et des découvertes, durant lesquelles il sort de sa réserve. Il se heurte toutefois à la dureté des relations mais aussi à leur riche originalité. Alors qu’il se découvre être un artiste …

Un autre chapitre de la voie de l'errance. Bonne lecture en ce mois de mai.

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La chute
Le soleil atteignait son zénith, un disque éblouissant surplombant les sommets dégagés, blancs sur une toile azurée. Les voyageurs empruntèrent le sentier qu'ils avaient dû quitter le matin même, un raidillon bordé d'un remblai de pierres, un mur de soutènement pour le consolider, un chemin de caravaniers qui conduisait à une longue crête aiguisée. Ils admirèrent le travail titanesque du peuple des montagnes. Passé quatre mille mètres, outre le froid, la lumière aveuglait et l'oxygène se raréfiait. Les garçons retrouvaient les symptômes qu'ils avaient oubliés : gonflement des mains et du visage, vomissements, maux de tête, essoufflement. Pourtant habitués aux saisons extrêmes du désert de Gobi, ils développaient divers signes inquiétants : engelures, déshydratation, enflure des pieds et des chevilles, une réaction à l'altitude trop élevée. Mais d'autres signaux préoccupaient davantage Champo : leur peau bleutée indiquant un possible œdème du poumon, ou …

Un dernier long chapitre du chant du tambour, en espérant qu'il vous donnera envie de lire l’histoire d’Achachak au complet.

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L’échangeAchachak s’arrêta de jouer, le vieil homme se tourna vers lui.
« Ici il n’y a plus de rivaux, seulement des frères unis par les sons de la terre, des corps anéantis, mais des âmes libres. Continue à jouer aigle courageux, ta médecine est bonne et forte. Tu es le seul parmi nous à avoir un tambour, tu vas accompagner nos prières, tu vas nous aider à garder le lien avec la Mère terre. Que contient ton sac-médecine ? »
Surpris par la question, Achachak toucha machinalement son sac comme s’il en découvrait pour la première fois la signification.
« Une plume de geai bleu, je l’y ai mise avant d’avoir eu ma vision, comme mon père me l’avait demandé, répondit le jeune homme d’un air coupable.
– Tu dois y mettre des herbes, foin d’odeur pour le nord, tabac pour l’est, cèdre pour le sud et sauge pour l’ouest, ne le savais-tu pas ?
– Il en contient déjà, s’impatienta le garçon.
– Tu devras y mettre quatre fois quatre choses. Lors de ton arrestation, les Blancs l’ont-ils touché ?
– Ils me l’on…

Un dernier chapitre de la révolution du klezmer, en espérant qu'il vous donnera envie de lire le roman au complet.

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L’humourDoyna, comme tu sonnes à mes oreilles, Doyna...
Doyna, Je n’oublierai pas ton son, Doyna...
Doyna, Doyna, un chant tzigane joyeux, Doyna...
Doyna, toujours jeune, toujours nouvelle, Doyna...
À travers les champs, à travers l’herbe, courent les moutons, courent les lièvres, Doyna... Il y a un petit oiseau qui vole et embrasse deux beaux yeux, Doyna... Des yeux noirs comme deux pommes, j’embrasse ma chère petite tête, Doyna... Des lèvres en soie comme des crolles, des joues rouges comme des
abricots, Doyna...
Chantent les champs, fleurissent les fleurs, ma fille est revenue,
Doyna...
Rit mon cœur et chante mon violon un chant tzigane, Doyna...
C’est arrivé après deux semaines que mon cœur tzigane s’est cassé, Doyna... Seulement, il joue du violon, toujours pleurer, toujours jouer,
Doyna…


Les rayons ardents du soleil réveillent Elijah et Istvan endormis à même la terre. Ils se redressent, fatigués et courbaturés. Le camp est désert, ils sont les seuls près du foyer. Le klezmer sent son foie et …

Un chapitre tiré de la voie de l'errance. Cette fois c'est en Asie

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Le messageAu petit matin, un moine vint réveiller les voyageurs. Ils se levèrent discrètement pour ne pas réveiller leurs compagnons de chambrée. L'homme leur remit à chacun une étole blanche. Le lama voulait les rencontrer. Les quatre garçons se concertèrent du regard, étonnés par la requête du supérieur. L'abbé se recueillait dans une très grande salle de prière pourvue de colonnes garnies de tapis. Une multitude de statuettes dominait la pièce décorée de rouleaux peints, elles veillaient les religieux silencieux. Les visiteurs durent attendre que cesse la méditation avant de connaître la raison de leur convocation. Une demi-heure, un temps interminable pour des jeunes impatients, plus habitués à galoper dans le désert ou vadrouiller sur les routes, que de rester assis en lotus ! Ils s'apaisèrent en contemplant les couleurs jaunes et pourpre des méditants, la terre safran pour la stabilité, le feu rouge de l'éloquence.
Les élèves, entre quinze et vingt ans, sortirent …

Un chapitre tiré du chant du tambour. Un autre continent

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L’aigle
Se parant d’amarante, les flots gonflaient les berges grenat, inondaient la crique safran, déserte à l’exception des goélands, bernaches et quelques pêcheurs. Assis sur la dune, traumatisé par la haine des autres à son égard, Achack observait les hommes pousser les canots à l’eau, ramer au large, immerger leurs filets et attendre que les bancs de morues se prennent dans les mailles. Les mêmes gestes et postures que ceux des Nations ! Lors de sa pérégrination sur les berges du fleuve et à l’intérieur des terres, il avait vu les gens se rassembler autour de ce qu’il devinait être un défunt, de la même façon que son clan accompagnait ses morts jusqu’au territoire des esprits, des bébés accrochés à la poitrine de leur mère ou emmaillotés dans leur dos, des jeunes gens danser aux sons des instruments.
« Finalement ils ne sont pas si dissemblables de nous. Les anciens leur auraient-ils transmis les connaissances nécessaires à la vie dans ce pays ? Je comprends mieux pourquoi le premi…

Un chapitre tiré du roman la révolution du klezmer. Bonne lecture.

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Les Roms
Une grande ronde. Les danseurs marchent sur le cercle, dans uns sens puis dans l’autre. Ils avancent au centre en levant les mains, ils reculent en les baissant. Puis c’est la farandole. Le meneur, un foulard coincé entre les doigts, serpente entre les musiciens, des Tziganes aux violons usés, cymbalums rapiécés, mais des virtuoses renommés.
La musique accélère, ainsi se poursuit le long freylekh.




Des marmottes fauves, debout sur le pré flamboyant, guettent les deux humains qui descendent le raidillon fleuri de mauve, violet, rouge, jaune et blanc. Un lynx miel bondit de roches en rochers en direction des hêtres gris et des sapins émeraude. Elijah s’arrête sur un promontoire qui surplombe un village montagnard aux habitations en bois bruns. Les voyageurs peuvent voir, au-dessus des contreforts jade et amande, poindre les premières lueurs san-
guines du soleil à son déclin. Le klezmer, habitué à reconnaître les couleurs des modes musicaux, a la sensation de découvrir pour la pre…