Articles

Un crachin de critiques. J'ouvre le parapluie

Image
Chronique sur le roman un pays, une communautéEntre envie de rébellion et frustration, la libération
Critique de luciled18Ce fût tout d'abord la belle couverture puis le résumé intrigant qui me donnèrent envie de lire ce livre parfois à la limite de l'ésotérisme et du mystique. La plume de l'auteur est très agréable et l'on suit Laurent de la fin de son adolescence jusqu'à ce qu'il soit devenu plus serein et père à plusieurs reprises.
Cette lecture a été pour moi sous tension car tout le récit est tendu à cause de la souffrance évidente du personnage principal qui oscille entre envie de rébellion et frustration liée à sa grande inhibition. Laurent est effectivement tourmenté et l'auteur parvient avec brio à nous livrer un récit chaotique, le juste reflet du personnage qu'incarne Laurent et son désarroi. Pour ma part, lors de la lecture il a parfois été complexe de remettre les différents protagonistes (frères ou autres). le lien avec sa famil…

Du caravansérail au col assoiffé

Image
À la découverte de mon nouveau livre
Un extrait du roman: le choix de Firuze.
La caravaneDans les montagnes d’Iran, à haute altitude, une petite ville subit les assauts du froid. Ses murs sont surélevés au souvenir des invasions mongoles. Les habitants patientent l’hiver devant l’âtre, par divers artisanats et de longues veillées. Les caravanes ne passeront pas ! Le bazar attendra le printemps pour fleurir de marchandises. Malgré la neige abondante, un vieillard, presque nu et la peau virant au violet, se tient au-dehors. Le corps embrasé de la chaleur du présent, après une longue vie d’errance, il revient chez lui pour renaître à nouveau. Avant de pénétrer l’enceinte de la cité et honorer ce qui lui reste de parenté, il chante au vent du silence le contentement. Il prend son grand tambour, le bat en un son ininterrompu et fredonne un poème d’Al-Jîlânî (Pour les auteurs des poèmes, voir les notes en fin de roman.) Louable est mon ivresse, licite est le nectar, dont la vigne et son fruit…

Un choix douloureux

Image
Extrait du roman le choix de FiruzeAu moyen Âge en Orient 


DétourAux confins de l’Anatolie, entre deux chaînes de montagnes s’élevant de la steppe semi-désertique et parsemée de quelques volcans, les bassins renferment des bourgades concentrées à proximité des sources d’eau ; des femmes, accueillies dans la maison de leur maître, vivaient dans l’une d’elles en couvent ; un fait exceptionnel en terre d’Islam. Leur mari et leurs bambins habitaient à l’extérieur, dans des appartements loués dans le village, ou bien dans les quelques dépendances mises à disposition. Point de mosquée, ni de dôme sous lequel reposerait leur inspiratrice Rabi’a, puisqu’elle était morte plusieurs siècles auparavant, mais une pièce polyvalente servant à la fois pour les prières et les repas. Les sœurs avaient mis à disposition une grange pour l’instruction des gamins des membres et des villageois. Qu’il soit élève, pèlerin, visiteur ou simple passant, le gîte et le couvert y était gratuit. L’une des Soufies, en…

Perdu en montagne

Image
Un chapitre du roman: un pays, une communauté https://www.lysbleueditions.com/produit/un-pays-une-communaute/ Bonne lecture


Limites
La détente est l’amie du corps et de l’âme. Quand une personne la trouve, dans un environnement dépourvu de tensions et riches de distractions, elle irradie de bonheur son corps jusqu’alors crispé ; ainsi il relâche intérieurement, confiant pensées et résistances au vent. La trouve-t-on seulement dans la fuite du champ de bataille ? Si elle est associée au souffle, alors elle est présente dans l’action comme dans l’inaction. Son coin de prédilection est le silence dans les gestes et la voix. Pour la communauté, où le lieu de travail et l’habitat ne sont pas séparés, la suspension s’impose dans les journées, tels les silences sur une partition. Pour que la mélodie soit agréable à jouer et à écouter, un équilibre est à trouver. Se limiter au minimum pour sa tranquillité, la tension grandit alentour ; exceller dans la générosité, la détente nous comble et con…

Cette fois c'est en Asie

Image
La voie de l'errance Bonne lecture


Le messageAu petit matin, un moine vint réveiller les voyageurs. Ils se levèrent discrètement pour ne pas réveiller leurs compagnons de chambrée. L'homme leur remit à chacun une étole blanche. Le lama voulait les rencontrer. Les quatre garçons se concertèrent du regard, étonnés par la requête du supérieur. L'abbé se recueillait dans une très grande salle de prière pourvue de colonnes garnies de tapis. Une multitude de statuettes dominait la pièce décorée de rouleaux peints, elles veillaient les religieux silencieux. Les visiteurs durent attendre que cesse la méditation avant de connaître la raison de leur convocation. Une demi-heure, un temps interminable pour des jeunes impatients, plus habitués à galoper dans le désert ou vadrouiller sur les routes, que de rester assis en lotus ! Ils s'apaisèrent en contemplant les couleurs jaunes et pourpre des méditants, la terre safran pour la stabilité, le feu rouge de l'éloquence.
Les élèves,…

Comment définir la non-violence aujourd'hui?

Image
La non-violence
Une définitionUn « non » au viol de la personne dans son intégrité; la mienne, celle de mes proches, mes voisins et plus largement celle des habitants de mon pays et du monde encore inconnu. La violence engendre la violence et isole celui ou celle qu’elle vise ; un acte courageux pour lui faire barrage développe la solidarité. La non-violence n’est en aucun cas une attitude de passivité. Celui ou celle qui en use, dénonce les actes injustes, en essayant de ne pas piétiner son auteur, par la force et la diffamation, les armes du violent. La non-violence est toujours à inventer. L’humour en est son vêtement, l’intelligence son squelette, la dignité ses tripes, le respect son cœur et la bienveillance son sang. Se battre pour défendre sa vie et les vivants, l’exigence de notre passage sur terre, nous rend résiliant. Fermer les yeux et les oreilles sur les cris des souffrants, creuse peu à peu notre tombe de l’oubli.
Je n’ai pas connu de réelle violence frontale, si ce n’est…

Un pays, une communauté

Image
La traversée entre l'art et l'action
Une aubade à l’inspiration artistique qui transforme rencontres et difficultés en révélation profonde sur l’existence. Ce roman est une tentative d’interprétation non-exhaustive du sens de la vie commune dans une société qui pousse à l’individualisme. Bien qu’il relate mon expérience dans un petit pays, une culture chargée d’histoire et porteuse de nouveauté, elle est une pure fiction, tant pour les protagonistes que le lieu et évènements. Je l’ai écrite pour exprimer mon intériorité et remercier la source d’inspiration et d’improvisation qu’est la vie en communauté.




https://www.lysbleueditions.com/produit/un-pays-une-communaute/?fbclid=IwAR3D5FsJYmf5ab2mDMXixM__1ell_g12OpjckFT2K6q4Lb781wKJpuR2E2AImprimer cette page